Les toilettes sèches… une évidence écologique, un tâtonnement pratique

Chacun des 6 logements du premier bâtiment est équipé de toilettes sèches dites “à séparation”.

Le pipi va d’un côté, branché sur le réseau d’assainissement de la commune ; le caca va de l’autre, dans un seau et est asséché par la ventilation. Cela empêche le développement des odeurs sans adjonction de sciure et amène une réduction du volume qui permet de ne changer le seau qu’une fois par mois environ (selon la composition du foyer). 

Le contenu des seaux est ensuite vidé par chaque foyer sur le compost prévu à cet effet dans une zone du terrain.

Nous avons également installé des toilettes de chantier sur le terrain (autoconstruites) : 2 cabinets de toilettes sèches dites TLB (Toilettes à Litière Biomaîtrisée : après chaque passage, il faut recouvrir de copeaux de bois ; le volume est plus important, les seaux doivent être changés plus fréquemment) et 1 urinoir “botte de paille”, la botte tenant plusieurs mois, sans odeur.

Comme c’est le cas pour tous les sujets, celui des toilettes a fait l’objet de débats au sein du groupe il y a quelques années. Malgré les tabous, les peurs, le malaise plus ou moins exprimé des uns et des autres, l’évidence écologique a poussé le groupe à opter pour ces toilettes sèches… Et maintenant, nous prenons la mesure des aspects pratiques.

Le fonctionnement est ludique pour les enfants. En grandissant avec, cela leur paraîtra la norme.

Pour les adultes en revanche, ce n’est pas évident… dans une société où l’on se déresponsabilise, on ferme les yeux, on envoie tout ça le plus loin possible de nous, on “javellise”…

Et que là soudain, on est confronté à de la matière, en quantité (6 logements + le chantier et à terme 18 logements), à la gestion du compost, à la proximité, à la lourdeur des seaux pour les personnes plus âgées, etc.

Quand on a des questionnements, des peurs, on trouve peu de réponses. La “technologie” et ses aspects logistiques sont encore peu mûrs, peu d’expériences existent sur le traitement collectif de ce compost… récupération, lombricompostage, valorisation avec production de biogaz ?

Les toilettes sèches représentent un réel engagement, concret, pratique, de la part des écoravissants dans le changement des habitudes de vie. L’entraide est de mise.

On ne sait pas encore quels choix nous ferons pour les prochains bâtiments mais il est vrai que si la filière était plus développée, cela nous faciliterait la vie…

 

Une petite vidéo que nous avons trouvée sympa :

 

Plus sérieusement, un site sur la gestion durable de l’eau qui promeut l’usage des TLB : Eautarcie

Et enfin, le site de nos toilettes à séparation : Separett ; et celui de nos TLB : L’écopot

 

 

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