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Echange d’expériences à Laurac

Le 22 mai 2010, se déroulait un colloque organisé par l’association Oasis en Tous Lieux, en partenariat avec l’association AVRIL (Accompagner, Valoriser, Relier les Initiatives Locales).

Une trentaine de personnes (élus, techniciens et porteurs de projets) ont répondu à l’invitation lancée par Oasis en Tous Lieux en vue de croiser les expériences d’habitat participatif menées en Bretagne et en Ardèche.

Le colloque a été accueilli par la Maison A.I.M.E à Laurac

L’exemple breton : essaimage et professionnalisation

La démarche bretonne est exemplaire dans la mesure où élus et citoyens sont parvenus à tisser un réseau de l’habitat participatif capable de valoriser et promouvoir des alternatives durables en matière d’habitat.

Destinée aux élus, l’association BRUDED (Bretagne Rurale et rUrbaine pour un Développement Durable) regroupe ainsi environ 120 collectivités. Soutenue par la Région Bretagne (via le programme de promotion d’écologie urbaine Eco-Faur), l’ADEME et le Conseil Général du Finistère, l’association a créé 4 postes de permanents en télétravail qui ont pour rôles la mise en réseau, la diffusion de l’information et l’accompagnement des projets à travers l’aide à la recherche de financement et l’organisation de visites, comme celle du lotissement écologique de Bazouges sous Hédé. Autre projet en cours et tout aussi prometteur : l’éco-cité Pré Vert sur la commune de St Nolff dans le Morbihan avec la programmation de 138 logements sur une superficie de 6 hectares en lisière d’une zone verte protégée. Un habitat groupé pourrait s’intégrer dans ce projet de ZAC…

L'association PARASOL atteste du processus de professionnalisation de l'habitat groupé

L’association PARASOL (Participer pour un habitat solidaire) constituée de porteurs de projets se propose précisément d’articuler les efforts déployés par les élus d’une part (processus descendant) et ceux des futurs habitants (processus ascendant) de l’autre en vue de promouvoir et sensibiliser à l’habitat durable et solidaire et de  co-construire des services d’accompagnement des projets.

Un réseau basé sur le modèle BRUDED est en cours de création en Normandie.

Le Hameau des Buis : « être dans le faire »

Situé dans les Cévennes Ardéchoises, sur la commune de Lablachère

Face à une localité plutôt neutre, trois années se sont écoulées entre l’idée et le lancement du projet. En mai 2006, les autoconstructeurs donnent le 1er coup de pioche. Au programme, rénovation du mas puis démarrage du chantier en juin 2007 pour la construction de 20 logements. Si l’école (actuellement hébergée dans le mas réhabilité) reste au cœur du projet, le volet habitat s’est ensuite étoffé dans la perspective de créer un véritable lieu de vie. La volonté des membres de l’association de privilégier au maximum l’utilisation de matériaux locaux a débouché sur une « architecture de cueillette », soit la valorisation de matériaux naturels déjà présents sur le site : pierre, terre, sable et bois.

La journée s'est terminée par la visite du Hameau des Buis

La journée s'est terminée par la visite du Hameau des Buis

La préservation des arbres offre un haut confort thermique. Véritable prouesse logistique et technique, le Hameau des Buis fait figure de précurseur : l’équipe réussit à mobiliser une trentaine de volontaires chaque semaine moyennant un engagement minimum de 2 semaines et une participation de 5€/jour pour les frais d’hébergement. 1500 personnes se sont déjà relayées sur le chantier, y voyant l’opportunité de se former à l’autoconstruction écologique tout en participant à une aventure humaine enrichissante.

Laurent Bouquet, fortement impliqué dans le suivi technique du chantier a témoigné de son expérience en écoconstrution en soulignant notamment l’importance de la qualité de mise en œuvre lors des travaux afin de garantir une parfaite étanchéité à l’air. L’appui d’un bureau d’études thermiques a ainsi était déterminant.

Concernant l’aspect juridique et financier du projet, on notera une nouvelle fois le caractère inédit du montage : les associations « La Ferme des Enfants » et « RAISE » composent la société civile « Le Hameau des Buis ». La particularité réside dans le fait que les habitants des lieux ne seront pas associés mais créanciers de la société. En effet ils consentiront un prêt viager à la société civile qui leur octroiera en contrepartie le droit de jouissance d’un logement.

Plus d’informations sur ce projet : www.la-ferme-des-enfants.com

Méasolle : un concept reproductible d’éco-hameau

Situé dans la Vallée de l’Eyrieux, sur la commune de Saint-Michel-de-Chabrillanoux

Après avoir entrepris une reconversion professionnelle et s’être formée à la programmation et à la conception architecturale bioclimatique, Alja Daribère décide de lancer un projet d’éco-hameau sur cette petite commune de 280 habitants. Le maire y est favorable. Le terrain identifié a un coût raisonnable et le propriétaire est également sensible à l’idée. La conceptrice et future habitante élabore un cahier des charges pour 9 parcelles privées de 650 m² chacune et réalise un site internet afin de trouver les acquéreurs lotisseurs qui seront réunis au sein d’une association syndicale libre pour la gestion des communs : potagers, aire de baignade et maison commune… Ce dernier espace collectif pourra servir de lieu de réunion, de chambres d’amis et de chambres d’hôtes.

Conçu pour être reproduit, ce concept fait déjà des émules à Nozières et à St Jean Chambre, des écolieux en phase de lancement pour lesquels il reste encore des places…

Plus d’informations : http://www.measolle.com/

L’habitat participatif : quelles perspectives ?

La 2nde partie du colloque était consacrée à un échange entre les participants. Parmi les nombreux projets en cours, celui de la commune de St André Lachamp dont l’objectif est de permettre à des personnes avec peu de revenus de s’installer dans le hameau mais aussi de créer des activités économiques. La mairie a financé une étude de faisabilité en collaboration avec le CAUE, le pôle énergie, le carrefour de l’accueil et le centre de proximité de Rozières. L’un des problèmes identifiés réside dans la difficulté de lever des fonds de l’Etat pour financer la construction de logements sociaux. En effet, l’ANAH (agence nationale de l’habitat) qui définit les zones de construction de logement social a actuellement tendance à délaisser les zones qualifiées de « non tendues » au profit des grandes agglomérations. Cet arbitrage paralyse la réalisation de projets d’habitat durable dans des zones rurales. Le sud de l’Ardèche est particulièrement désavantagé concernant l’attribution d’aides pour  le logement social.

Un des membres d'Ecoravie a mis l'accent sur la vie du groupe et l'apprentissage du vivre-ensemble

Le projet Ecoravie est lui-même conditionné à la possibilité de construire une partie des logements en partenariat avec un bailleur social. Le témoignage d’Ecoravie s’est centré sur deux aspects : l’importance accordée aux relations humaines au sein du groupe et le rôle de la chargée de projet salariée par l’association. Les fonctions d’accompagnateur ont été déclinées à partir de la trame soumise en amont par Pierre-Yves Jan de l’association bretonne PARASOL : animation de la vie associative, constitution et gestion d’un pôle de ressources, accompagnement du groupe (approche psycho sociologique et engineering), interface avec les institutions, travail d’application juridico-financière et éventuellement appui à la programmation (établissement du cahier des charges). L’accompagnateur d’un projet d’habitat groupé joue donc un rôle important dans la concrétisation du projet mais participe également à la reconnaissance et à la structuration d’un mouvement plus large actuellement en phase de professionnalisation.

Selon Pierre- Yves Jan, si la terminologie pour caractériser ces projets dits de « cohabitat », d’ « habitat collectif », d’ « habitat groupé » ne s’est pas encore complètement stabilisée, cela révèle que la notion de « collectif » reste difficile à appréhender, renvoyant à un espace intermédiaire quelque part entre le privatif et le public. D’où l’importance d’œuvrer pour la modélisation d’outils capables d’aider à l’émergence d’un  nouveau rapport au territoire qui place l’intérêt général au cœur de la fonction d’habitat. On sait aujourd’hui que le droit français ne permet pas de sanctuariser les espaces communs. En revanche, force est de constater que cette absence de cadre ne bride pas la volonté de citoyens, d’élus et de futurs habitants de plus en plus nombreux à expérimenter de nouvelles pratiques.

La démarche bretonne démontre que la mise en réseau peut jouer un rôle d’accélérateur pour changer d’échelle, c’est-à-dire pour passer de l’élaboration de projets-pilotes isolés à une généralisation des projets d’écolieux.

Ainsi, cette journée d’échanges pourrait préfigurer un dialogue plus régulier entre porteurs de projets de Drôme et d’Ardèche afin de capitaliser les savoirs.

Liens utiles :

- Site de l’association Oasis en Tous lieux : www.oasisentouslieux.org

- Site de l’association AVRIL : www.association-avril.org

Pourquoi un tel projet ?

Pour sortir des 3 crises, écologique, économique et sociale, nous avons à reprendre du pouvoir sur notre propre vie et à penser ENSEMBLE ces aspects grâce au « chaudron » de l’intelligence collective, à la fois rationnelle et émotionnelle.

Entre le catastrophisme et le déni, nous pouvons développer une troisième voie : l’art du vivre ensemble au quotidien, simplement et joyeusement.

« Les fondamentaux humains sont invisibles car ils n’augmentent pas le P.I.B » nous dit Patrick Viveret.

Nous apprenons à penser à plusieurs, c’est à dire à nous occuper de ce qui n’est pas censé nous regarder! Jusqu’à présent, les décideurs pensaient pour nous en fonction de divers paramètres, une case nous était, dans le meilleur des cas, réservée. Et voila que nous brouillons la donne!

La mixité sociale et intergénérationnelle nous plaît bien. Nous devenons complémentaires, solidaires, interdépendants, sur un même espace.

Nous avions un peu désappris que la joie de vivre peut se conjuguer avec la simplicité, que nous n’avons pas à posséder pour jouir d’un habitat… et de la beauté de nos montagnes.

Que de réflexes ancrés, à réviser… Habitat et habitants évoluent ensemble, nous avons laissé se déliter notre première représentation de maisons individuelles au profit d’un habitat groupé mais jusqu’où aller dans l’interdépendance matérielle?

Passer du rêve au projet puis du projet à sa mise en œuvre est une aventure de longue haleine, avec des grands creux de découragement et des remontées de moral grâce aux avancées dans le concret et le groupe est là, porteur et bienveillant. Œuvrer pour le « Nous » est plus facile car le « Moi tout seul » a des limites déprimantes! Néanmoins, cela n’est pas chose aisée mais s’impose comme une nécessité quand le « Je » ferme l’horizon et crée des barrières.

Et, si nous pouvions être une expérience contagieuse !

Annie

Suite aux rencontres de l’écologie à Die, interview d’une des fondatrices d’Ecoravie

Les 8èmes rencontres de l’écologie au quotidien se sont déroulées dans le Diois (Drôme) du 27 janvier au 2 février 2010.

A l’intérieur d’un programme foisonnant, un atelier était consacré au thème « Habiter autrement, de l’habitat léger à l’éco-village » avec des témoignages et échanges, notamment sur les initiatives du « village des yourtes », des « oasis en tous lieux » ou de « permis de vivre »

Une des fondatrices du projet Ecoravie y participait. Entretien avec Annie Liagre.

Quelles raisons t-ont amenée à participer à ces rencontres ?

Essentiellement pour rencontrer d’autres personnes dans la même dynamique. J’avais besoin à la fois de donner et de recevoir quelque chose par rapport à un projet qui me tient à cœur.

Temps d'échange convivial entre deux ateliers

Rencontrer d’autres porteurs de projet du Diois, de Romans ou d’ailleurs permet de sortir de l’isolement, d’être (ré)conforté par des gens qui œuvrent dans le même sens, mais avec leurs spécificités. Chaque projet revêt une forme qui lui est propre et qui conduit à créer du sur-mesure. Cette variété est d’une grande richesse.

J’ai aussi retrouvé des visages connus, notamment Michel Marchand qui est à l’initiative d’un écolieu que nous avions visité à Chalancon.

Concernant l’atelier dédié à une autre façon d’habiter, qu’as-tu appris?

J’ai réalisé que dans les petits villages, un maire peut avoir beaucoup de pouvoir. L’exemple du village des yourtes dans l’Aude illustre bien qu’il est possible de surmonter les obstacles auxquels se trouvent confrontés de nombreux groupes. En invitant tous les partenaires à se mettre autour de la table pour discuter de ce que l’on peut faire tous ensemble, ça marche. C’est la force de la proximité. Peut-être qu’il est plus facile d’y parvenir dans un village que dans une grande ville. Ce projet d’habitat « léger » dans l’Aude, avec un objectif central de création d’activité agricole sur trois hectares et demi non constructibles, repose sur une phase d’intégration réussie. L’intérêt d’une mairie au démarrage compte beaucoup.

Du témoignage des habitants de La  Baraque à Louvain (Belgique), j’ai apprécié le haut potentiel de créativité ainsi que leur modestie. Les limites à poser quant aux conditions d’accueil de nouvelles personnes sont également à considérer. Des expériences relationnelles parfois délicates montrent l’importance de structurer le vivre ensemble, de rédiger une charte, etc.

Ce qui t’a le plus surpris?

A nouveau à propos de l’expérience menée dans l’Aude : le culot d’aller démarcher plusieurs communes en proposant un projet avec la ferme intention d’aller là où le maire est favorable, où les choses sont fluides. La rencontre donne alors lieu à une véritable alliance dès le début du projet. On « frappe les trois coups » ENSEMBLE ».

Plus généralement, j’ai été heureusement surprise de voir que le projet  Ecoravie était cité comme un début de référence. La démarche que nous avons entreprise bénéficie maintenant d’une reconnaissance significative.

Au cours des échanges,  j’ai retrouvé des concepts que nous utilisons au sein du groupe : la notion de cercle par exemple. Comprendre que le cercle du cœur sous-tend le cercle technique. Autrement dit, le relationnel est le soubassement incontournable du rationnel  et le « carburant » du processus.

Les suites que tu souhaites donner à cet échange ?

Je souhaite poursuivre les relations avec les autres groupes. Entretenir un côté fratrie… Ecoravie est un peu perçu comme un grand frère – nous avons commencé à tracer un sillon qui peut être utile pour celles et ceux qui empruntent un itinéraire similaire.

Je pense qu’organiser une rencontre de ce type deux fois par an serait constructif. J’imagine par exemple une journée picnic, pour faire le point, être confrontés aux autres, s’entraider et tisser un maillage.

Ce que tu retiens de ce festival ?

Ce qui a fait sens à mes yeux, c’est de ne pas être seulement dans le discours (on peut  passer beaucoup de temps à déplorer ce qui ne nous va pas et ne pas avancer d’un iota vers un monde plus juste et solidaire). Etre dans le faire, porter des propositions concrètes, se « coltiner »une réalité forcément lente à se mettre en place est une implication puissante et risquée.

Je crois beaucoup dans la force des petits groupes, avec des gens de bonne volonté qui ont envie de changer la société de manière humble mais néanmoins bien réelle. L’effet de contagion positive de cet élan enraciné dans le concret est palpable à l’occasion d’un festival comme celui-ci.

Avec les autres participants, je retiens le bonheur de vivre une relation simple, directe, sans formalisme. On est tout de suite au cœur de ce qui nous anime.

Ce que tu regrettes ?

Je regrette de ne pas avoir pu participer aux autres ateliers. Il s’agissait de ma 1ère participation à ces rencontres : certainement qu’être actrice du projet « Ecoravie » m’a donnée envie d’être participante à cet atelier, puisqu’une fois de plus, nous n’échangions pas sur des idées mais sur un partage d’expériences.

J’aurais aussi aimé aller écouter Maurice Bénin, mais je me dis que nous pourrons l’inviter à se produire à Dieulefit par la suite…

Un mot de conclusion ?

« L’habitat et l’habitant évoluent ensemble »: comme c’est vrai. Je me suis rendue compte que nos rêves du début étaient à l’image de ce que nous connaissions. Le fait de découvrir ce qui se faisait ailleurs nous a permis d’élargir nos représentations mentales et de faire évoluer notre projet.

Rencontre : participation et habitat social à Beaumont

Désireux de tisser des liens et d’aller à la rencontre d’autres porteurs de projets d’habitat groupé, alimentant ainsi leur propre réflexion, les membres d’Ecoravie prêtent attention à ce qui se passe autour d’eux…

Au cœur du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, le village de Beaumont, dont l’altitude oscille entre 200 et 1000 mètres, s’étend sur environ 2000 hectares dans une montagne préservée à caractère méridional. La saison hivernale laisse entrevoir les « faïsses », ces bandes horizontales de terre soutenues par des murs en pierre, jadis édifiés pour la culture en paliers. De petites routes serpentent monts et forêts pour

Le Serre du Blat, le lieu du futur hameau

desservir une douzaine de hameaux parsemés de maisons en pierre que les habitants ont peu à peu rénovées. Si le caractère exceptionnel du site le prédispose à accueillir des touristes épris de nature et de grands espaces, l’équipe municipale veille avant tout à permettre à la population de s’y installer au titre de résidence principale et de contribuer ainsi au dynamisme local. Dans cet esprit, un dispositif innovant s’est mis en place, combinant logement social, participation, le tout inscrit dans une enveloppe architecturale originale esquissée par l’architecte Patrick Bouchain. Des financements de La Fondation de France[1] et du programme européen Leader contribuent à concrétiser l’initiative.

Projet d’habitat coopératif  cherche locataires-accédants

« Vous êtes à la recherche d’un habitat accessible adapté à vos besoins et à vos ressources ? La Commune de Beaumont vous propose de participer à un projet d’habitat coopératif, économique social et environnemental, conçu et géré par les habitants eux-mêmes […] ».

C’est en ces termes que la 1ère réunion d’information a été lancée en février dernier. L’enjeu étant de trouver des candidats : familles, célibataires, jeunes ou moins jeunes à la recherche d’un logement, mais pas seulement. Car l’idée est d’impliquer les futurs habitants dans la phase de programmation afin qu’ils déterminent eux-mêmes la surface, la distribution de leur futur lieu de vie, mais aussi les services et espaces qu’ils souhaiteraient mutualiser avec leurs voisins: une buanderie, un atelier de bricolage ou une salle de jeux pour les enfants, par exemple. Aménager des espaces collectifs concilie au moins deux préoccupations majeures : réaliser  des économies (construction, entretien) et faire vivre convivialité et partage.

La méthodologie d’accompagnement

Pour les accompagner dans le processus participatif, les futurs habitants pourront compter sur une équipe locale composée d’un urbaniste et de deux architectes. Des réunions mensuelles collectives complétées d’entretiens individualisés aboutiront progressivement au programme qui décidera de la conception architecturale finale. Le pilotage de ce projet est confié à l’association toulousaine AERA (Action Etudes et Recherches autour de l’Architecture) qui a développé une expertise et une méthodologie adaptées au montage de ce type de projet.

Un horizon proche

Le calendrier de l’opération prévoit un démarrage des travaux pour les trois premières maisons dès 2010 puis une seconde tranche de cinq maisons en 2011. Dans la 1ère phase, les maisons seront  en location (loyer HLM). La gestion de l’ensemble des huit maisons impliquera la création d’une société civile immobilière d’accession progressive à la propriété. Ce statut juridique devra permettre aux locataires-accédants d’acquérir progressivement les parts sociales correspondant à leur logement, moyennant un loyer HLM majoré de 20%. Seules les personnes en dessous des plafonds PLS (Prêts Locatifs Sociaux) sont donc éligibles.

Ces habitations particulièrement innovantes du point de vue écologique intégreront une dimension évolutive, pour anticiper sur la recomposition spatiale d’un logement en fonction des changements familiaux ou économiques des occupants.

Une trentaine de personnes sont venues s’informer lors de la 1ère réunion de lancement du projet. Cet élan prometteur se poursuivra avec un prochain RDV programmé le mardi 9 mars 2010 à 18 heures dans la salle communale de Beaumont.

Plus d’information, contacter :

Fabrice Menard – fabrice.menard07@orange.fr

ou la Mairie de Beaumont – mairie.beaumont07110@orange.fr

Un habitat plutôt terre à terre…

Le magazine de l’environnement « Terre à Terre » sur France Culture donnait la parole à trois pionners de l’éco-habitat en décembre dernier.

Retrouvez les interventions de:

- Yvan Saint-Jours, fondateur de la revue « La maison écologique »

- Philippe Bovet, journaliste auteur du livre « Les écoquartiers en Europe » aux éditions Terre Vivante

- Olivier Sidler, ingénieur thermicien spécialisé dans les énergies solaires dont le cabinet d’études est basé à Félines, près de Dieulefit.

Pour écouter l’émission, cliquez ici. (format streaming .ram, lecture possible avec VLC ou Real Alternative)

Le Monde s’intéresse à l’habitat groupé

Le journal Le Monde publiait un article en date du 29 décembre 2009 sur le thème de l’habitat groupé. Si l’éclairage médiatique sur le sujet atteste de l’engouement pour ce concept multiforme, on peut s’interroger sur sa durabilité… Alors, l’habitat groupé: effet de mode ou mouvement de société?

Cliquez ici pour lire l’article (format .pdf)

Rencontres nationales des coopératives d’habitants

Petite rétrospective des rencontres nationales des coopératives d’habitants
Nantes, du 4 au 6 décembre 2009

Plénière de clôture

Organisées par Habicoop et le GRT Ouest, ces 4e rencontres ont permis de mesurer l’avancement des travaux menées depuis 4 ans pour la reconnaissance et le développement de l’habitat coopératif en France.

Environ 150 personnes venues de toute la France ont répondu à l’appel d’un réseau en pleine expansion : plus d’une vingtaine de groupes se sont déplacés pour échanger et mutualiser leurs expériences dans le cadre des ateliers thématiques programmés au cours de ces 3 journées.

Dans un contexte de crise écologique et sociale, l’intérêt d’une alternative portée par des habitants est manifeste et fait l’objet d’un soutien de plus en plus tangible de la part des différents acteurs institutionnels concernés : collectivités, banques, bailleurs sociaux, etc… s’impliquent aussi pour la concrétisation de ces projets.

Reste à transformer l’essai. D’où l’importance d’élaborer un cadre juridique approprié : c’est le mandat d’Habicoop, qui a su s’entourer de spécialistes et développé une véritable expertise en la matière.
Des statuts-types sont depuis librement accessibles sur le site de l’association : http://www.habicoop.fr/spip.php?rubrique125.
Bien que des dispositions réglementaires soient attendues pour lever en particulier des obstacles en matière de fiscalité, plusieurs groupes précurseurs s’engagent déjà dans la voie des coopératives d’habitants, et espèrent que le législateur suivra… !

Visite de la Maison Radieuse au terme des rencontres

Visite de la Maison Radieuse au terme des rencontres

Car depuis la dernière campagne de lobbying lancée dans le cadre de la loi de mobilisation pour le logement et de lutte contre l’exclusion votée en mars 2009, de nombreux porteurs de projets ont interpellé députés et sénateurs dans l’idée d’intégrer les amendements proposés par Habicoop…
Cette campagne très suivie a abouti à un engagement solennel de la Ministre du Logement de mener une étude préliminaire sur les coopératives d’habitants. Malgré le remaniement ministériel qui a suivi, un groupe de travail ad hoc placé sous l’égide du Ministère a été constitué et une proposition de loi devrait voir le jour prochainement, selon un calendrier législatif encore inconnu.
Dernièrement, les discussions qui ont eu lieu à l’Assemblée Nationale sur la proposition de loi de M. Mamère, De Rugy et Cochet « Pour un tiers secteur de l’habitat participatif » n’ont certes pas conduit à son adoption, mais prouve bien que les idées continuent à être portées sur la scène politique et que le débat progresse.

Gageons que l’année 2010 sera une année décisive pour la reconnaissance d’un habitat coopératif… !

D’éco-ravissantes fêtes de fin d’année !

Notre première année s’écoule en tant que toute jeune association.

Voici quelques nouvelles de notre beau projet qui avance : Les réunions se poursuivent chaque mois avec leur lot d’investissement de chacun, de rebondissements, de joies et de déceptions parfois…
Notre motivation reste intacte et notre foi à réaliser de belles choses ensemble croit quand à elle avec chaque rencontre humaine qui jalonne l’aventure entreprise.

Plusieurs présentations publiques du groupe (au collectif citoyen en octobre à Dieulefit) et pour le CLD (Conseil Local de Développement) de la vallée de la Drôme (à Divajeu le 8 décembre), pour le CLD de la Valdaine à Marsanne (novembre) commencent à nous faire connaître peu à peu. Plusieurs visites dans d’autres projets et beaucoup de travail derrière nous, permettent au groupe d’atteindre aujourd’hui une certaine maturité humaine et technique.
L’embauche d’Audrey pour la mission d’étude des statuts juridico-financiers et la recherche de fonds nous est d’une aide précieuse depuis bientôt 2 mois.
Les enfants grandissent et hier un nouveau membre a vu le jour parmi nous. OUI Esaïe est né le 14 décembre à Montélimar. Un nouvel écoravissant !
Les anciens (malgré quelques cascades!) sont toujours en grande forme et plus que jamais actifs…

De la part de tout le collectif, nous vous souhaitons à tous d’éco-ravissantes fêtes de fin d’année !

Réunion Ecoravie en été 2009

Au rythme des saisons

Notre projet se construit au rythme des saisons :

« Splendeur d’automne
S’en va doucement.
Ô nature, toujours tu nous étonnes,
Lorsque l’hiver, patiemment,
En secret, tu tisses le printemps. »

Marie-Thérèse

Rencontres Citoyennes de Dieulefit

Ecoravie a participé aux Rencontres Citoyennes de Dieulefit le 4 octobre 2009 dans le cadre d’une présentation « Habiter et construire autrement ».
Voir les photos sur le site du collectif citoyen.

Rencontres citoyennes Dieulefit